Dans l'espace, personne ne vous entendra rigoler...

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Vive les poyos !!! (ou encore pure racontage de vie façon leela)
Ah les joies des beuveries dans nos contrées lilloises, ses habitués, ses édifices hospitaliers qui ne servent que des alcool renommés pour le plus grand bonheur des pèlerins (moi en l'occurrence qui ai quitté ma douce patrie depuis presque 4 ans) que ne m'attendai-je pas à passer une soirée si riche en cas sociaux limites pathologiques et en tourments divers quand la soirée s'annonçait si bonne.Bref je m'explique ; il devait être 20h passé, nous sortions tout juste d'une chaîne de restos très connus qui ont aussi pour eux le mérite de faire les meilleures des bières, quand nos regards croisent celui de deux jeunes gens à l'allure tout à fait reconnaissable entre mille, des gros dealers de banlieue !!! L'un des deux nous sourit de ses dents complètement pétées et noircies par le gobage incessant de trucs pas bons du tout (ça c'est ce que j'ai appris plus tard) " z'avez des feuilles les filles ? " Par chance ou par malchance ma copine en avait, elle commence à leur taper la discute tandis que moi super mal à l'aise je ne rêvais que d'une chose : me barrer le plus loin possible, surtout qu'on devait rejoindre mon meilleur pote que je n'avais pas vu depuis plus de 6 mois qui devait nous emmener dans un endroit très spécial où les filles n'ont pas trop leur place et les gars comme eux encore moins, surtout fagotés comme ils l'étaient. Les gars commencent à s'intéresser à notre cas, " on peut venir avec vous ? " Ils nous demandent alors qu'on s'apprêtai à filer fissa dans un autre café, je commence à lancer ma tirade que j'avais ressassée dans mon esprit depuis l'instant même où l'hurluberlu au bandeau bleu m'avait lancé son regard de merlan frit qui aurait même pu rendre une truie anorexique. Mais rien n'y a fait, " z'avez kek chose cont' nous ? C'est parck on est pas des mec com y faut ? ça va les filles on c s'tenir, on va pas vous causer d'embrouilles " du coup ils sont venus avec nous, et ils sont restés jusque 23h, heures que je décrirai comme étant mémorables, nous avons eu droit au plus beau déballage de connerie jamais entendu jusqu'alors (sauf peut être chez mon grand et estimé ami du national socialisme) les mecs, machos comme pas deux, on s'est amusé à les tailler sournoisement, lachant de subtiles phrases de mépris qu'ils étaient incapables de comprendre, riant de leur bêtise autant que de nous, vu le mal qu'on avait à s'en débarrasser, c'est là aussi qu'on a compris que les gars étaient plutôt du genre flippants, des menaces ont commencé à fuser contre des sois disants regards inexistants pour nous de gars qui étaient au bar et qui n'en avaient rien à cirer, j'ai eu droit à la longue et douloureuse histoire de l'un des deux, sur ses difficultés a reconquérir l'amour de sa vie, une gamine qui n'avait pas 14 ans quand il l'a rencontrée, de ses fonts de pension des plus honorables grâce à la vente de ses trucs, que c'était une jeune femme d'age mûr comme moi et ma copine qu'il lui fallait (pour moi une femme d'age mûr c'est la trentaine) de ses années de taulard, de son scooter à deux balles dont on avait franchement rien à fouttre, des tentatives de baisers que le copain amorçait avec ma cop, des menaces continuelles et des tentatives d'intimidation comme chez les grands singes " moi suis un mâle, suis virile et très méchant ". Comble de l'horreur, il a en plus fallu se les traîner jusqu'au pub gay, malgré nos subterfuges ingénieux, et les " heu, faut être habillé select et tout ça va être chaud " on a même tenté de s'esquiver, rien à faire, ils sont venus, ils ont enlevé la casquette, pensant que ce simple geste les différencierait des autres, " et pis on va lui causer au videur " la meilleure chose à faire ça aurait été qu'il la ferme, ce que je lui ai dit, on est rentrés. Et c'est là que le pire est arrivé, parmi les autres ces gars là faisaient vraiment pitiés, ils répétaient inlassablement " nous on a rien contre les pds on les aime bien " le truc qui te pousse vraiment à croire que ça doit les gêner d'une certaine façon puisqu'ils en parlent,les gars se sont frittés avec le patron que mon meilleur ami connaît de par son travail sous prétexte que lui aussi les regardait de travers, ils ont menacé de tabasser un gars si il ne leur payait pas de conso, le videur à fini par les menacer de les virer, les insultes se sont mises à fuser ; je les aurai tués, c'est nous qui sommes partis, j'ai jamais été aussi heureuse de rentrer même si c'était pas chez moi.

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charlesattend a écrit:
Il y a une certaine constance dans les récits de ces explorateurs des contrées du nord....des bistrots, des beaufs, de l'alcool, des cas sociaux..
Je ne comprend pas le terme "douce patrie".
Si ça peut réveiller un quelconque ch'ti..



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